Quand le cododo devient inévitable

NUIT 1

Se réveiller en sursaut au timbre sonore d’un enfant en pleurs.

Constater avec horreur qu’il est 3 heures du matin.

Attendre un peu, histoire de ne pas accourir aux premiers pleurs. Tsé in case que ça passe. #wishfulthinking.

Se résigner et se lever de son lit.

Découvrir un grand de 4 ans apeuré et en larmes.

Diagnostic: Un gros cauchemar.

Consoler, rassurer, prier, abriller, flatter et hop penser que le tour est joué.

Déposer naïvement sa tête sur son oreiller …

cododo-pixabay-tapetitesurvie

S’endormir pour mieux se réveiller 3 minutes plus tard au son des mêmes pleurs.

Reprendre la séquence.

Faire le va et vient entre sa chambre et la sienne.

Se dire: “Zut il a 4 ans je devrais juste lui dire de dormir pis that’s it“.

Mais….

Se rappeler que les pleurs d’un enfant, quelque soit son âge, sont le plus souvent l’expression d’un besoin ou d’une émotion. Bref, bien plus qu’un simple caprice.

Commencer sa journée avec une face de bœuf, because well entre 3 heures et 7 heures du matin…le sommeil n’a été qu’une agace.

NUIT 2

Avoir de la misère à terminer la routine de soir parce que l’héritier anticipe déjà la peur causée par un autre potentiel cauchemar.

Le rassurer des zillion de fois, le flatter, le bercer, chasser la peur et sa source…bref sortir l’artillerie lourde.

Rebelote, réveil brutal à 1 heure du matin avec trame sonore d’un enfant qui pousse des petits cris apeuré et chuchote « maman, maman, viens s’il te plait, j’ai peur ».

Le retrouver terrifié et tremblant dans son lit.

Se coucher avec lui, le rassurer, l’enlacer et s’endormir de fatigue.

Se réveiller en sursaut, en retard pour le travail et courbaturé parce que mini faisait l’étoile « pozé » dans son lit.

NUIT 3

S’assurer d’une routine de soir runée au quart de tour.

Se faire réveiller quand même trois fois la nuit.

Trébucher les trois fois  sur un camion juché par terre sur le plancher du corridor séparant nos chambres.

Perdre patience.

N’avoir aucune envie de dormir encore toute serrée dans un lit simple avec un grand de 4 ans qui fait l’étoile.

Perdre de vue le besoin de son enfant.

Envoyer l’homme au front.

Entendre “c’est maman que je veux!!”.

Avoir un sentiment passager de prise en otage.

Être trop fatiguée pour se perdre dans cette émotion.

S’endormir drette mourrue de fatigue.

Retrouver au petit matin, l’homme et mini couché en cuillère, chacun avec un demi-sourire aux lèvres.

Sourire.

NUIT 4

Refus de mini de s’endormir seul.

Négociation douce.

Perte de patience.

Nuit trop courte.

Relai parental auprès de mini.

Fatigue extrême.

NUIT 5 

Prise d’une décision mûre et réfléchie.

Annoncer à l’héritier qu’il s’est mérité un forfait nuitée.

Billet aller simple.

Apercevoir de grands yeux ébahis et soulagés.

Aménager un coin dodo dans la chambre parentale.

Doudou, matelas au sol, veilleuse…bref the « whole shabang ».

Se demander “ket combien de temps cette cohabitation nocturne va-t-elle durer?”

Regarder la face de croquette, heureux, confiant, rassuré et soulagé.

Apprécier les doux moments où l’on entend bébé, maintenant rendu un grand de 4 ans, soupirer de douceur dans son sommeil profond et paisible à proximité de ses parents.

Ne pas savoir quand coco va reprendre sa chambre et s’en foutre éperdument.

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