La fois où j’ai ratée mon rôle de mère: Partie 2

La première partie est ici.

Les mots “Madame c’est une urgence! Allez à l’hôpital avec votre bébé” ont été pour moi comme une douche froide totally pas prévue.

Like for real?! It’s an emergency doctor?

Lafoisoujairatéemonrôledemère_Partie2_TaPetiteSurvie

Elle de me répondre. “De toute ma carrière, je n’ai jamais vu 13 jours sans selles. Vous auriez dû consulter dès le 4ième ou 5ième jour”.

Tsé quand le médecin qui te parle n’a pas l’air de sortir de l’école, mais plus sur le bord de sa retraite.

You feel like comme une crotte.

Le médecin a remarqué la panique dans mes yeux. Elle m’a regardée d’un regard rempli de bienveillance en me disant “On peut attendre jusqu’à demain. C’est à vous de voir.” Mais, je voyais qu’elle me suppliait de prendre action immédiatement.

Me rendre à l’hôpital ne me tentait pas…Let’s be honest. Je m’attendais à un quick fix avec un suppositoire.

Mon homme était resté avec Croquette à la maison. Donc, cela impliquait que je devais me rendre seule à l’hôpital avec ma puce. Juste ça. That was scary en soi.

Et je me disais “Zut il va se passer quoi là-bas? Je vais attendre combien de temps? Est-ce que ça vaut vraiment la peine?”.

Mais deep down. Je savais que c’était la chose à faire.

I listened to my gut feeling qui me disait “Anne, niaise pas avec ça. That doctor is not joking“.

J’ai ressentie que j’avais l’opportunité de me racheter auprès de mon bébé.

Que Boulette avait besoin que sa maman assume son rôle de mère et aille chercher l’aide dont elle avait besoin.

Donc.

Embarque dans le char.

Monte à l’hôpital Ste-Justine.

Passe au triage.

À peine avoir le temps de s’asseoir dans la salle d’attente que ouf notre nom se fait caller à l’intercom.

Like this is serious. 

Se faire envoyer pour une échographie abdominale.

Tenter de rassurer Boulette qu’être allongée de force sur une planche froide avec 2 strangers dans la salle is not that bad. J’étais peu convaincante I tell you...

Se faire dire que bébé est “pleine” de caca et qu’on a consulté juste à temps afin d’éviter une occlusion intestinale.

Se sentir soulagée et coupable en même temps #mixedemotionstotal

Consentir à la prise d’un médicament administré par les fesses afin de déclencher une selle.

Rendu là papa avait eu le temps de me rejoindre. Méga soulagement by the way. 

Attendre que bébé fasse caca.

Voir bébé souffrir alors qu’elle tente de faire sortir le tout, mais qu’elle n’arrive pas.

Se sentir triste.

Se faire dire qu’elle aura besoin d’une plus grande aide.

Commencer à capoter.

Se faire des scénarios de fou.

Pleurer because la culpabilité t’envahie.

Entendre bébé pleurer sa vie et sortir un caca minuscule et sec.

La voir pleurer de plus belle.

Voir le médecin rentrer en disant “D’habitude les bébés font caca facilement avec le médicament qu’on vient d’administrer”.

Pas se sentir rassurée pantoute.

Continuer à entendre Boulette pleurer et forcer.

Entendre le médecin mettre ses gants en disant “Ben on va l’aider”.

Voir Boulette subir une intervention “manuelle”…Je vous épargne les détails. Mais bon, le caca voulait pas sortir, mais il était en chemin. Need I say more?

Être impuissante en voyant son bébé hurler de douleur et de peur.

Se sentir soulagée et traumatisée de voir tout ce caca sortir.

Se dépêcher de prendre Boulette dans ses bras et la voir s’endormir de fatigue extrême.

Se dire “Bon ben merci beaucoup, pouvons-nous rentrer à la maison?”

Se faire dire “Non. Bébé est admise à l’hôpital. Elle est encore pleine.”

Hein!? Quoi?

Capoter par en dedans.

Pleurer because papa doit quitter pour s’occuper du plus grand et s’assurer qu’il se rende à l’école le lendemain. I tell you life with 2 kids…Faut je te re-jase de ça.

Passer la nuit à l’hôpital avec Boulette avec rien d’autre que le sac à couches préparé à la hâte la veille. Lire ici: Aucun confort pour maman.

S’oublier totalement.

Sécuriser Boulette.

La réconforter.

L’allaiter sans fin.

La tenir lors des procédures de lavement.

Attendre le caca.

Retenir ses larmes.

Être forte pour son bébé.

Faire du co-dodo à l’hôpital.

Se sentir épuisée, mais ne pas fermer l’oeil afin de veiller sur bébé.

Répondre aux mille et une questions du personnel infirmier.

Continuer d’attendre le caca.

Repartir 24 heures après avec un rdv de suivi dans 2 semaines et l’ordre formel de ne pas arrêter les laxatifs.

Se sentir soulagée, mais apeurée because malgré 3 lavements, il n’y pas pas eu de caca spontané.

Sauter de joie le lendemain matin après une nuit inconfortable de co-dodo et d’anticipation, alors qu’une odeur désagréable, mais full agréable étant donné les circonstances, envahie la pièce.

Caca came! Yes!

Se dire que finalement mon rôle de maman, je ne l’ai pas ratée du tout. C’était seulement une impression. Un feeling. Une émotion passagère. Que j’avais tout fait pour mon bébé avec l’information que je possédais. Et que de revenir en arrière ce n’était pas possible.

Because c’était bel et bien un épisode de “La fois où mon bébé ne faisait plus caca”.

Anne aka la maman qui a choisie de ne pas se culpabiliser pour cette tranche de vie.

N.B. Mise à jour: Boulette va super bien. Elle a un suivi afin de prévenir ce genre de situation à nouveau. Je suis confiante que all is well. 

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One thought on “La fois où j’ai ratée mon rôle de mère: Partie 2

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